Ne donnez jamais rien pour rien !
« J’ai une chose à dire et il faut absolument que je la dise.
C’est pour cela que j’ai vendu ma liberté et que j’ai renoncé à tout intérêt dans la vie. »
Quel message brûle ainsi la plume de Claudel ?
Que l’argent nous offre le monde, moyennant le contrôle de nos désirs ?
Mais quelle saveur a cette domination sans folie, sans rêve, sans passion…
Dans une langue révolutionnaire et musicale, extraordinairement libre, L’Echange confronte brutalement les victimes et les riches triomphants, l’argent et les sentiments, l’esprit et la matière. Un grand classique, nourri de poésie et de violence. A redécouvrir.
« L’esclavage où je me trouvais en Amérique m’était très pénible,
et je me suis peint sous les traits d’un jeune gaillard qui vend sa femme
pour recouvrer sa liberté. J’ai fait du désir perfide et multiforme de la liberté une actrice américaine, en lui opposant l’épouse légitime
en qui j’ai voulu incarner la passion de servir. »
L’Echange…
Echange de femmes ? Echange de biens ?
Simple loi du système économique, sans considération affective ?
Echanger signifie en général se priver d’une certaine chose pour en obtenir une autre. Pourtant aucun des quatre personnages ne semble se priver de quelque chose qui lui appartient. Chacun tente, à sa manière, de résoudre le problème posé : Marthe, énergique, droite et obstinée ; Lechy, marée passionnelle autodestructrice ; Thomas Pollock, homme d’affaires rationnel et Louis Laine, métis violemment désireux de s’approprier le monde.
Plutôt que d’un échange, il semble qu’il s’agisse ici d’un concert. Un quatuor fascinant, une composition musicale dont chaque thème éclaire une facette d’un drame où « aux trois unités traditionnelles s’en ajoute une autre, fondamentale : l’argent. »
avec
Itsik Elbaz |
Louis Laine |
Anne-Pascale Clairembourg |
Marthe |
Muriel Jacobs |
Lechy Elberon |
Idwig Stéphane |
Thomas Pollock Nageoire |
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Mise en scène |
Elvire Brison |
Scénographie |
Philippe Hekkers |
Lumière |
Benoît Theron |
Costumes |
Myriam Deldime |
L’Echange… Echange de femmes ? Echange de biens ? Simple loi du système économique, sans considération affective ? Dans une langue révolutionnaire et musicale, extraordinairement libre, L’Echange confronte brutalement les victimes et les riches triomphants, l’argent et les sentiments, l’esprit et la matière. Un grand classique, nourri de poésie et de violence. A redécouvrir.
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